Dans un secteur où 90% des projets immobiliers débutent sur internet, les fiches Google jouent un rôle déterminant.
Pour apporter une vision sur les tendances du marché, nous avons réalisé une nouvelle étude Google Business Profile dédiée au secteur immobilier, en analysant plus de 17 000 fiches Google sur les 30 principaux réseaux d’agences et de mandataires immobiliers.
Une étude qui met en lumière un secteur très performant sur la satisfaction client, mais qui accuse un retard significatif sur la génération d’avis et l’optimisation de ses fiches.
Sommaire
La concurrence est élevée entre les agences et les mandataires immobiliers
Premier constat mis en avant par cette étude, le niveau d’exigence sur le marché immobilier est particulièrement haut. Les agences affichent une note moyenne de 4,5/5, tandis que les mandataires se distinguent avec une satisfaction client encore supérieure s’élevant à 4,8/5.
Toutefois, cette excellence perçue cache une disparité sur le volume d’avis cumulé. Si les agences dominent largement avec 106 avis en moyenne par fiche, les mandataires accusent un net retard avec seulement 11 avis.
Pourtant leurs fiches Google ne sont que partiellement optimisées
Si la satisfaction client est au rendez-vous, l’optimisation des fiches d’établissement reste inégale. Les agences immobilières affichent un taux de complétion moyen de 68%, tandis que les mandataires accusent un retard encore plus important avec seulement 52% de champs renseignés.
Plus critique encore, le lien de prise de rendez-vous, pourtant crucial pour la génération de leads, fait défaut à 72% des agences et 88% des mandataires. Enfin, la description de l’établissement reste le « grand oublié » avec un taux de remplissage proche de 0%.
La complétion est pourtant un critère déterminant dans le classement des fiches Google dans les résultats de recherche (cf. Etude Classement des fiches d’établissement Google).
Un secteur qui a encore du mal à générer des avis clients
Malgré une satisfaction client record, la dynamique de récolte d’avis reste le point faible du secteur, particulièrement chez les indépendants.
Les mandataires immobiliers ne génèrent en moyenne un seul nouvel avis par mois, contre deux pour les agences, qui creusent donc progressivement l’écart. Cela s’explique en partie par la structure même des agences, qui regroupent plusieurs agents, tandis qu’un mandataire représente un seul professionnel.
Néanmoins, ce flux mensuel peine à alimenter une preuve sociale solide, laissant les mandataires avec seulement 11 avis par fiche en moyenne, là où les agences en comptabilisent 106. Recueillir davantage d’avis reste donc une priorité stratégique pour se démarquer et renforcer sa crédibilité auprès des clients.
Malgré ces faibles volumes, la réponse aux avis n’est pas systématique mais la tendance reste plutôt bonne : 74% d’avis répondus pour les agences et 73% pour les mandataires.
Certains réseaux tirent leur épingle du jeu
Certaines enseignes parviennent à faire la différence sur ce secteur. Du côté des agences immobilières, Citya Immobilier affiche des notes particulièrement élevées avec une moyenne de 4,91/5 et le plus grand volume d’avis avec 254 avis par fiche en moyenne.
Chez les mandataires, bien que les volumes globaux soient plus modestes, le réseau IAD occupe la première place de la satisfaction client avec une note de 4,91/5 et affiche, avec SAFTI, le plus grand nombre d’avis moyens (22).
Ces réseaux démontrent qu’une stratégie d’e-réputation structurée permet de se détacher nettement, même dans un secteur où la moyenne générale est déjà très élevée.
Une concurrence locale qui diffère entre les régions
L’étude révèle que la performance locale est intimement liée à la densité du marché.
Pour les agences, les Hauts-de-France, l’Occitanie et l’Île-de-France s’imposent comme les zones qui génèrent le plus d’avis. À l’inverse, si la Corse affiche la meilleure satisfaction client du secteur (jusqu’à 4,7/5 pour les mandataires), c’est aussi là que les volumes d’avis sont les plus faibles.
Cela démontre l’importance de se comparer à la concurrence locale qui diffère selon les régions, tout comme l’exigence des consommateurs qui peut être plus importante dans certaines zones, rendant la quête de l’excellence et la gestion de l’e-réputation plus complexe.
